Depuis plus d’un siècle notre famille perpétue une vocation dans le funéraire.

Château de Bressuire (Deux-Sèvres)

Tout commence à Bressuire (Deux-Sèvres).

Né le 20 janvier 1853 à Bressuire, Louis Eugène BENOIST semble tout destiné, comme son père Jean et son grand père, à devenir maçon. Admiratif des belles constructions en pierre de la région et notamment du château de Bressuire qui domine la ville, il préfère devenir tailleur de pierre.  Il ira de chantier en chantier, à travers la Touraine voisine, exercer son talent en tant que journalier pour construire et restaurer, maisons, châteaux, églises et sépultures.

Il a juste vingt ans quand l’Assemblée Nationale vote, le 24 juillet 1873, une loi déclarant d’utilité publique la construction de la Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre. Bressuire est à moins de vingt-cinq lieues de Nantes, il se dit dans la région que la défaite de Sedan de 1870 est une punition divine liée à la déchéance morale de la France depuis la révolution de 1789. Ce projet fou fait rêver Louis Eugène. Lui, le petit tailleur de pierre, pourrait devenir « bâtisseur de cathédrale ».

La première pierre de la Basilique sera posée le 16 octobre 1875, mais la fragilité du sous-sol de la butte Montmartre fait que plusieurs années de travaux seront nécessaires pour réaliser les fondations avant que ne puisse réellement commencer la construction.

Le 22 janvier 1877, Louis Eugène BENOIST épouse Julienne GUÉRET. Son aîné, Gaston, né le 1er février 1880 à Boussais (Deux-Sèvres) n’a que dix ans lorsque sa mère décède lors d’un accouchement. Très vite le petit Gaston apprendra, aux côtés de son père, le métier de tailleur de pierre et l’accompagnera sur les chantiers. Louis Eugène lui fera partager son rêve de « bâtisseur de cathédrale ».

Un atelier de tailleurs de pierre du Sacré-Cœur

C’est finalement Gaston, notre arrière-grand-père, qui viendra travailler sur ce majestueux chantier pour réaliser le rêve de son père. Il y travaillera le calcaire blanc des carrières de Souppes-sur-Loing, dans les ateliers des tailleurs de pierre qui sont installés en contrebas du Sacré-Cœur.

Gaston épouse, le 12 mai 1906, Marthe Marguerite MARIÉ. Ils auront quatre enfants : Marthe, Gaston (notre grand-père, né le 28 décembre 1911 à Ivry-sur-Seine), Georges et Adrienne. Adrienne avait pour habitude de se faire appeler par son troisième prénom « Andrée », sans que l’on en connaisse la raison.

Consécration de la Basilique du Sacré-Coeur, 16 octobre 1919

La construction du Sacré-Cœur s’achève en 1914. Sa consécration ne se fera qu’après la guerre, le 16 octobre 1919. On raconte dans la famille que notre arrière-grand-père aurait également travaillé à la réalisation d’une maquette finement ciselée du Sacré-Cœur. Celle-ci serait aujourd’hui conservée à Lisieux. Nous n’avons malheureusement aucune preuve à ce jour de l’existence réelle de cette maquette.

Il faudra attendre l’achèvement de la construction du Sacré-Cœur et cette année 1919 pour que notre arrière-grand-père fonde, à Ivry-sur-Seine, une entreprise de marbrerie et de taille de pierres spécifiquement dédiée au funéraire. Ses deux fils, Gaston et Georges, travailleront avec lui. L’entreprise va devenir une entreprise de marbrerie et de pompes funèbres.

Il arrive encore à François, notre père, de nous parler de ses visites émerveillées d’enfant sur le chantier d’Ivry, durant lesquelles il admirait ces morceaux de gargouilles, chapiteaux et sépultures qu’avait magnifiquement sculpté notre arrière-grand-père dans le calcaire de Souppes et qui avaient été oubliés là, par notre grand-père (Gaston fils), dans un coin de l’atelier.

Au décès de notre arrière-grand-père en 1935, c’est son fils Gaston, notre grand-père, qui prend la suite à la tête de l’entreprise et qui décide de s’installer en Seine-et-Marne à Tournan-en-Brie puis à Melun. Ses trois garçons, François (notre père, né le 16 janvier 1936 à Paris), Jean-Louis et Bernard travailleront à ses côtés pour développer l’entreprise.

Mais assez rapidement, en octobre 1964, François et Bernadette FREMONT, son épouse, décident de créer leur propre entreprise de marbrerie funéraire. Celle-ci deviendra également par la suite une entreprise de marbrerie et de pompes funèbres. Ils eurent trois enfants. Leurs deux cadets, Marie-Sophie et Jean-Christophe vont travailler avec eux et accompagneront le développement de l’entreprise.

Jean-Christophe, suivra comme son grand père, son arrière-grand-père et son arrière-arrière-grand-père une formation de tailleur de pierre. Jean-François, l’aîné, bien qu’ayant également travaillé dans l’entreprise se laisse guider vers d’autres destinées, tout en gardant un œil attentif sur le devenir de l’entreprise à laquelle il reste fortement attaché.

Agence de Champagne-sur-Seine

à la fin des années 1960.

En 2001, l’entreprise compte deux agences, une à Champagne-sur-Seine et une à Montereau-Fault-Yonne et construit, à Champagne, une chambre funéraire dans un espace paysagé. Un véritable écrin de verdure propice à la sérénité et au recueillement des familles.

En 2002, l’entreprise créée par François et Bernadette devient la SARL FB Marbrier – Pompes Funèbres dans laquelle leurs trois enfants prennent des parts. La tradition familiale dans le funéraire est ainsi perpétuée. Et c’est Jean-Christophe qui conduira désormais la destinée de la société en conservant son caractère familial.

Et comme aime encore à le rappeler, aujourd’hui, Marie-Sophie : « Nous sommes une famille au service des familles. Nous sommes proches d’elles, nous voulons être à leur écoute et nous prenons le temps de les accompagner dans leurs épreuves. C’est notre marque de fabrique. Si une famille a besoin de plus de temps pour se recueillir lors d’une cérémonie, nous lui donnons. Nous refusons de faire du service à la chaîne où tout serait rigoureusement minuté. Nous devons prendre le temps de respecter le recueillement des familles. » Et comme aimait à le répéter Jean-Christophe : « le sérieux est notre référence. C’est le sérieux qui fait notre réputation. »

En 2009, Jean-Christophe est contraint de se retirer de la société. C’est Marie-Sophie et Jean-François qui vont reprendre sa suite. Jean-François, bien que conservant une activité à l’extérieur va changer les façons de travailler en développant l’informatique dans la société. Marie-Sophie, va accompagner ce changement et modifier l’entreprise de l’intérieur en accordant plus de responsabilité et de reconnaissance aux salariés. Pour Marie-Sophie et Jean-François le bien-être des salariés, l’équilibre entre vie de famille et  travail ainsi que  la reconnaissance du travail réalisé sont des éléments essentiels dans la réussite de l’entreprise. Comme le dit Jean-François : «  Ce sont les collaborateurs qui font, par leur expérience et leur sérieux, la réputation de notre société, ce n’est pas moi. »

En 2015, quand Marie-Sophie et Jean-François prennent connaissance des difficultés d’un de leurs concurrents implanté sur Fontainebleau et Avon, ils décident de profiter de la bonne réputation de leur société dans ces villes pour se positionner comme repreneur.

C’est donc de quatre agences et de deux chambres funéraires dont dispose désormais la société.

Nous sommes fiers que notre société, FB Marbrier – Pompes Funèbres, soit aujourd’hui connue et reconnue comme étant l’entreprise familiale de pompes funèbres N°1 du sud de la Seine-et-Marne. Comme nous sommes fiers également de la réussite de nos cousins qui, à la tête de leur entreprise respective, perpétuent aussi cette vocation familiale dans le funéraire dont nous venons de fêter le centenaire en 2019.

Notre histoire se rappelle à nous et nous invite à sans cesse nous remettre en question pour rester à la hauteur de ce que nous ont légué nos anciens. Nous sommes porteurs d’un lourd héritage, de valeurs fortes, nous devons rester solides et humbles devant la responsabilité qui est la nôtre. Nous devons continuer à porter le flambeau en gardant le regard tourné vers l’avenir.